Environnement : Douala, cimetière des déchets de téléphones mobiles

Environnement : Douala, cimetière des déchets de téléphones mobiles

 52 998,73 kg de déchets de téléphones mobiles ont été collectés entre 2016 et 2019. Le Cameroun n’est plus seulement la gigantesque poubelle des ordures ménagères. Il  est devenu aussi un réservoir des déchets électroniques. Les téléphones mobiles gâtés, les cartes mères et les vieux ordinateurs sont rejetés dans l’environnement ou brûler comme le font certains réparateurs. Ces produits chimiques peuvent alors potentiellement créer des problèmes de santé. Tels que l’insuffisance respiratoire, le cancer, les problèmes de reproduction, etc.

Quantité en hausse

Selon un récent rapport de la Fondation camerounaise de la terre vivante (FCTV), la situation s’est aggravée. Entre  2016 et 2019, la quantité de déchets de téléphones mobiles collectés ne cesse d’augmenter. Au total, 52 998,73 kg de déchets de téléphones mobiles ont été collectés en trois ans. Dans les détails, 12 137,50 kg de déchets de téléphones mobile collectés en 2016 ; 12 213,74 kg l’année suivante. 13 708,89 kg collectés en 2018 et 14 938,6 kg en 2019. S’agissant des cartes électroniques des ordinateurs portables, 12 970,25 Kg ont été collectés depuis 2018. En somme, 65.968,98Kg de tous les déchets électroniques ont été collectés. Notamment les cartes électroniques des autres appareils électroniques et les téléphones mobiles.

50 980 tonnes rapatriés en FranceActuellement, le Cameroun n’a pas les moyens financiers. Ni la technologie nécessaire pour recycler localement  les déchets issus des terminaux mobiles et leurs accessoires. « Nous avons déjà faire trois exportations des déchets. En totale nous avons faire rapatriés en France 50 980 tonnes », explique Gilles Azemazi, Chef d’atelier à FCTV.

Christian Happi

La COP CHEZ NOUS : la deuxième Edition est annoncée

La COP CHEZ NOUS : la deuxième Edition est annoncée

A l’initiative de l’Association Jeunesse Verte du Cameroun (AJVC) et de ses partenaires, se tiendra du 17 au 18 octobre 2018 à l’hôtel Serena Douala au Cameroun,  un atelier de formation des jeunes en négociation sur climat.

Plus que deux jours nous séparent du lancement de ce qui se veut désormais un rendez-vous annuel d’échange, de partage et surtout une opportunité unique pour les jeunes du Cameroun et même de la sous-région de se frotter aux réalités de négociations internationales sur le climat.

La COP CHEZ NOUS est à nouveau dans les starting bloc des processus préparatoires des mouvements des jeunes en vue de leur participation à la COP 24, grande messe des acteurs de la lutte contre les changements climatiques et événement qu’accueille cette année la Pologne en décembre prochain.

Mais avant d’y aller, une immersion dans l’univers des négociations internationales sur le climat est un préalable. Les jeunes leaders acteurs du développement durable et de la préservation du climat ont l’opportunité de se familiariser avec le jargon et le vocabulaire des négociations sur le climat.

Le modus operandi s’articulant autour d’une simulation des négociations de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) avec en toile de fond  une approche devant garantir  une acquisition des techniques de négociation internationale sur le climat.

Pour les organisateurs, il est question de donner aux jeunes des éléments de base sur l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques. Mieux encore, présenter l’historique de la COP et par là, le cadre juridique national et international de la lutte contre les changements climatiques.

Pour y parvenir, les organisateurs comptent s’appuyer sur des jeux « Effet de serre » et « Cycle du carbone perturbé » pour amener les participants à mieux comprendre la science des changements climatiques.

Première simulation sous régionale  sur le climat, la COP CHEZ NOUS offre aux jeunes d’Afrique en générale et plus particulièrement ceux du bassin du Congo,  l’occasion de partager leurs  initiatives et autre actions pertinentes pour lutter contre les changements climatiques.

Pendant deux jours, les participants vont s’atteler à élaborer un document qui présente l’engagement de la jeunesse à contribuer à la mise en œuvre de l’Accord de Paris dont certains éléments seront rediscutés lors de la COP 24 en décembre à Katowice en Pologne.

Il est à noter que la précédente édition a connu la participation d’une  trentaine de  jeune venue des dix régions du Cameroun. La dite édition était placée sous le haut patronage du Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du développement Durable de la République du Cameroun (MINEPDED).

L’Association Jeunesse Verte du Cameroun (AJVC), mise sur pied en 2000, s’est engagée à accompagner l’action gouvernementale en matière de développement durable. Elle s’emploie à développer une conscience de la jeunesse et du genre sur les défis de leurs communautés.

Cette seconde édition est Soutenue par la   Conférence sur les Écosystèmes de Forêts Denses et Humides d’Afrique (CEFDHAC) et la Fondation Konrad Adenauer Stiftung.

Les Laboratoires Phytorica,  au service des plantes médicinales

Les Laboratoires Phytorica, au service des plantes médicinales

Les laboratoires Phytorica, plus connu sur le nom de pharmacie santé et naturel, fabrique depuis plus d’une décennie des médicaments pour le bien-être des populations.

 
14 ans. C’est le nombre d’années que, Les laboratoires Phytorica, dirigé par  le Dr. Bertrand Sandjon et installé à  Bonapriso(Douala),   développe et met à disposition du grand public des médicaments. Mais  les produits qui ont fait sa notoriété sont « Médibène », un savon antipelliculaire fabriqué à base d’huile de palmiste et « Kamanu », une savonnette ralentissant l’apparition des rides et réduit les vergetures. Les remèdes du Laboratoire Phytorica, composés des gélules, sirop et poudre (phytothérapiques), des crèmes corporelles, lotions faciales, shampoings, bombes capillaires, huiles de massage (phytocosmétique), ont une visée thérapeutique, aromatique et cosmétique.  Ils sont fabriqués à base des plantes tropicales sauvages d’Afrique notamment des extraits de racines, feuilles, graines, écorces… C’est pourquoi, le  médecin parcourt la plupart du temps les forêts camerounaises pour soit rechercher  les substances naturelles, soit les acheter auprès des populations villageoises.
 
Les produits de  Phytorica ne sont pas à la portée du citoyen modeste.  A titre d’exemple, « nos produits sont chers à cause de la matière première qui est très coûteuse.  Pour fabriquer un savon à base de beurre de cacao par exemple, il faut acheter  le kg  qui vaut 15 000 FCFA voire 30 000 FCFA. Un sac de racines coûte entre 5 000 FCFA et 20 000 FCFA  mais nous allons cependant tout faire pour baisser les prix de nos produits », promet l’ethnobotaniste, non sans préciser que les formulations sont à plus de 95% naturelles. « Tous nos ingrédients ont eu des publications scientifiques post doctoraux », confie le pharmacien, avant d’ajouter que « nous voulons renforcer notre capacité de production et nos équipements afin de produire en grande quantité et baisser le prix de vente ».  
 
 
   En back office,  l’on peut constater que le laboratoire  est moderne et bien équipé pour des travaux de recherches et de production en phytocosmétique. Des conseillers en beauté accueillent le client et l’orientent au mieux dans le choix des produits. Du matériel d’auto-mesure (lecteur de glycémie, balance, tensiomètre…) est également mis à la disposition pour surveiller de près la santé. En plus de fabriquer des médicaments, il  accompagne, dans le cadre de leurs stages professionnels, des étudiants doctorants des universités de Ngaoundéré, de Buéa et de Douala.  De même que le  pharmacien y passe ses journées à expliquer aux jeunes stagiaires le processus de fabrication des médicaments : Pesage du principe actif en poudre, mélange aux excipients, séchage de la poudre destinée aux formes solides (pour les comprimés uniquement : compression, enrobage, dragéification.) et conditionnement secondaire  c’est-à-dire  mise en boîte, collage des vignettes, etc.
 CH