Une entreprise qui se passionne à la fabrication du savon

Une entreprise qui se passionne à la fabrication du savon

La Startup  s’emploie aussi dans le conditionnement et vente des caramels de cacao au miel,  huile de piment naturel et du beurre de cacao. Un succès qui ne se dément pas.

 

Créée en février 2014, à l’initiative de  Jean Aimé Wokhui, Biocharis est une jeune entreprise  qui s’exerce dans la fabrication des caramels de cacao au miel, encore appelé « cocoa crunch ». Elle fait aussi dans la confection des  huiles de piment naturel,  conditionnement et distribution du savon noir venant du Maroc et du beurre de cacao. Toutefois, le produit qui l’a révélé au grand public  est « Doulous », savon de toilette fabriqué à base de plusieurs ingrédients naturels et sans additifs. Il s’agit  du  beurre de cacao,    d’agile verte, eau déminéralisée, solution de soude, huile de palme raffinée, huile de palmiste et miel.

Au vu du process, le façonnage de ce « savon naturel » nécessite beaucoup de  concentration et  d’un savoir-faire avéré. Ainsi, après l’achat de la matière première auprès des fournisseurs,   les savonniers  l’acheminent vers la structure de production située au lieu-dit Grand moulin à Douala. Ici,  le patron des lieux dispose d’une  forte équipe  constituée de six personnes rompues à la tâche.  Alors que le premier groupe  vérifie la  quantité et la qualité des composantes achetées, le second a la délicate mission  de préparer de  l’eau distillée.

 

Une fois  la solution de soude préparée à l’issue d’environ 5 heures d’attentes, le laborantin  tamise l’argile verte,  mesure le grammage  des autres constituants que sont le  miel, le beurre de cacao et l’huile d’amande douce. « En saponification à froid,  la formulation est tellement sensible qu’un seul élément peut  foutre la production en l’air », prévient un employé.

La prochaine étape tout aussi difficile,  consiste  à malaxer toutes les composantes (en fonction de la durée de la saponification)  jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène. Lequel sera ensuite  mis dans une dizaine de moules conçues en bois puis démoulé après 10 heures d’horloge. Après avoir laissé la substance se refroidir,  observe-t-on, Jean Aimé Wokhui et ses collaborateurs  étalent de produit sur une table de découpe dont la valeur marchande est estimée à 65 000 FCFA. La capacité de production de l’usine  est évaluée à  50 kg  de savons, soit 500 morceaux par semaine pour un coût de production chiffré à 130 000 FCFA, estime le patron de la Startup.

Sur le marché, la commercialisation des savons de marque « Doulous » se déroule sans encombre.  Hebdomadairement, Biocharis SARL vend en moyenne 300 savons en raison de 1 000 FCFA par morceau de 125 grammes. Une performance financière qui ne satisfait pas  encore le promoteur au regard  des  efforts, des partenariats noués avec  des pharmacies,  des magasins, des hôtels et des opportunités du marché. « Nous ne couvrons actuellement que la seule ville de Douala ; nous espérons qu’avec le temps on s’attaquera aux autres grandes villes et pourquoi pas les pays de la sous-région Cémac », ambitionne Jean Aimé Wokhui. Cependant pour que ce rêve se concrétise, il faudra trouver de l’argent d’autant que,  la structure fait face à l’épineux problème de financement des PME locales.

 

Né à Douala en 1984 dans une famille de six enfants, Jean Aimé Wokhui  est originaire du Haut Nkam dans l’Ouest Cameroun. Il  passe une enfance très difficile avec en prime un père qui n’a jamais connu. Martial Oden Bella, Expert en saponification, consultant et entrepreneur, est celui qui l’a mis le pied à l’étrier.

Christian Happi

 

Des jeunes  développent des stratégies pour lutter contre le chômage

Des jeunes développent des stratégies pour lutter contre le chômage

 

Décidés à prendre leur destin en main,  nombre de jeunes Camerounais, notamment ceux  passés par le moule de Gic Bellomar, ont décidé de créer leur propre entreprise afin de gagner leur vie. Des initiatives qui portent des fruits, même si l’aventure est parfois périlleuse.

 

Faire de l’entrepreneuriat un pôle d’attraction pour l’insertion économique des jeunes camerounais. Tel était l’objectif de la première édition du forum du jeune entrepreneur camerounais (FOJEC) qui s’est déroulé en avril dernier à l’esplanade du musée national de Yaoundé. Mais il faut dire que beaucoup de jeunes Camerounais, notamment ceux qui sont passés par le moule de Martial Oden, le boss de Gic Bellomar n’ont pas attendu des événements comme ceux-là pour se lancer dans l’aventure.  Leur objectif étant de s’auto-employer ou encore lutter contre le chômage des jeunes évalué à 27 % selon des chiffres officiels. Parmi  eux,  plusieurs font dans l’agro-industrie. L’on peut citer, Celest Chimie, fabricant des détergents liquides, eau de javel, vinaigre et produits d’entretien, située au lieu-dit «  2ème entrée Cogefar » dans l’arrondissement de Douala 3ème. Son unité de production,  une pièce de 7m2  construite en matériaux provisoire et comportant un local pour la production et un autre pour le stockage.

Tout un décor pittoresque   qui a failli ne jamais voir le jour à cause d’un problème d’impôt dont l’issu était incertain. C’était en 2003. Celestin Nouyewo,  porteur de projet, souhaitait établir  ses papiers fiscaux sous le régime d’impôt libératoire au contraire de l’administration fiscale qui voulait  plutôt,  le faire payer la patente.  Le promoteur fut donc contraint de se replier  dans un cabinet fiscal qui l’a aidé  à obtenir le précieux document à environ 250 000 FCFA. «  Je ne suis pas contre le paiement de l’impôt libératoire ou tout autre taxe par les opérateurs économiques. Mais,  qu’on nous laisse au moins le temps de grandir », déplore le gérant non sans reconnaitre son impact sur l’éclosion des jeunes entrepreneurs.

Il y a également les Laboratoires Phytorica. Déjà connue pour la fabrication des gélules, sirop et poudre (phytothérapiques), des crèmes corporelles, lotions faciales, shampoings, bombes capillaires, huiles de massage, cette structure  développe en parallèle des savons de marques « Médibène » et « Kamanu ». Toujours bien aidé par Gic Bellomar. Le premier est un savon antipelliculaire fabriqué à base d’huile de palmiste alors que le second fait d’huile de calophylle ralentit l’apparition des rides et réduit les vergetures. «L’idée de transformer les plantes africaines en vue d’en faire des produits cosmétiques date de très longtemps. J’étais jeune étudiant à l’époque et je ne comprenais pas pourquoi une partie des médicaments  transformés et qui venait des forêts du monde entier et  ne pouvait pas être transformée en Afrique»,explique le Dr. Bertrand Sandjon, pharmacien-biologiste-ethnobotaniste camerounais. Il ajoute que les produits qui viennent de l’étranger peuvent avoir deux origines. Il y a certains qui se réclament  être naturels  pourtant ce n’est pas toujours le cas; il y en a qui ne contiennent pas ce qu’ils vantent.

A côté de ces PME ou TPE tenue par la main par Gic Bellomar,  d’autres jeunes,  ont  pris le risque de mettre toute leur économie dans un projet entrepreneurial. C’est le cas d’Ulrich Fotso Ouambo. Avec un peu d’argent mis de côté, il met sur pied  la Société  de transformation des produits agricoles (Sotrapag sarl).   Elle est dépositaire de la marque « Nuréla  nutri »,  une bouillie bouillie provenant de  la patate. Sa particularité est qu’elle  contient des ingrédients tels le carotène, acide ascorbique, le lait écrémé, le soja, sulfate de cuivre et de manganèse….  « Nuréla  nutri »  se vend à 350 FCFA le paquet de 70g alors que celle faite à base de  pomme de terre  coûte 450 FCFA le sachet de 75 kg.   Des ventes, qui de l’avis  du comptable,  permet de réalise chaque fin de mois  un chiffre d’affaire de 90 000 FCFA. Soit 10 cartons de 30 sachets de bouillies chacun.

C.H

Entrepreneuriat

 

 

 

Cameroun : Vers le développement et la structuration de la filière savonnerie au Cameroun en particulier et dans le monde…

Cameroun : Vers le développement et la structuration de la filière savonnerie au Cameroun en particulier et dans le monde…

 

A la suite de la publication du livre sur les savons et détergents dans la collection PRO AGRO coédité par ISF Cameroun et le CTA, de nombreux échanges avec Mr Laurent Bousquet expert français en saponification et promoteur du cabinet conseil ADEPRO, sur la question du développement du métier de savonnier. Nous avons dans la période du 17 au 21 Février 2015, reçu M Laurent Bousquet pour une visite d’échange d’expériences, de bonnes pratiques et de mise en place d’un cadre de base au développement et à la structuration de la filière savonnerie au Cameroun en particulier et dans le monde en générale.

Plus d’infos : groupebellomar@yahoo.fr / +237675697032

 

Les femmes rurales du village NKOLKOSSE au Cameroun à la découverte des techniques de fabrication des savons et détergents

Les femmes rurales du village NKOLKOSSE au Cameroun à la découverte des techniques de fabrication des savons et détergents

En date du 26 au 27 mars 2011, s’est déroulée dans la localité de MONATELE dans la région du Centre, au sein d’une école du village NKOLKOSSE, une formation en technique améliorée de fabrication des savons et détergents au profit des femmes rurales de ce village.

La dite formation initiée par le Dr AWONO ONANA Charles, Directeur de l’école national polytechnique du Cameroun et annimée par Martial Gervais ODEN BELLA(Consultant – Formateur International en saponification et Administrateur Délégué de la société GIC BELLOMAR) avec comme assistant FOPA Gérard( Responsable de l’unité de production d’eau de javel et détergent liquide SAMOURAI) et MOURTALA MOHAMA(Ingenieur des système industrielle) , avait pour but  de promouvoir l’intégration économique des femmes rurales de ce village à l’économie Camerounaise, à travers le développement des activités génératrices de revenus durable dans divers domaine de la production comme le cas des savons et détergents.

Dans ce cadre, les apprenantes  au nombre de dix sept se sont familiarisées avec les techniques de fabrication de  quatre types de savons : savon liquide, en poudre, de ménage et de toilette. L’activité  s’est  déroulée dans une ambiance conviviale, avec une bonne attention de la part des apprenantes. Ponctualité, assiduité, bonne restitution des connaissances et perspectives d’avenir de regroupement en GIC en vue de la création d’une unité de production de savons et détergents étaient au rendez vous.

A l’issus de cette formation, nous pensons que les élites des différentes localitées devraient entreprendre des initiatives pareilles, fixant à concourir au développement social et économique des dites localités.

     

Martial ODEN BELLA

Promoteur de ICA Consulting et de la STE GIC BELLOMAR

groupebellomar@yahoo.fr  et icaconsulting12@gmail.com

MAROC : L’EXPERIENCE DU PROJET ARGANIER DANS LE CADRE DE LA MISE EN ŒUVRE DES PRODUITS DERIVES A L’HUILE D’ARGAN

MAROC : L’EXPERIENCE DU PROJET ARGANIER DANS LE CADRE DE LA MISE EN ŒUVRE DES PRODUITS DERIVES A L’HUILE D’ARGAN

Bonjour Chers visiteurs, lecteurs et correspondants du programme de formation et d’accompagnement à la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus durables.

 

Durant la période allant de Janvier à Mars 2010, j’ai effectué en partenariat avec la société UNIFAN sis à Ait –Melloul au Maroc  représenté par son gérant M AZIZ Nabil, une mission de formation et d’accompagnement des coopératives féminines  de production d’huile d’Argan membres des GIE TAROUDANT et TIZNIT dans le cadre du projet ARGANIER (Appui à l’amélioration  de la situation de l’emploi de la femme rurale et gestion durable de l’Arganeraie Sud-ouest du Maroc initiative de l’agence de développement social et de l’union européenne).

 

J’ai jugé bon de retour de vous faire partager l’économie de cette expérience fort enrichissante déjà au sujet de ce projet fort innovant en Afrique et les leçons apprises durant mon séjour.

 

Le projet ARGANIER a eu à organiser 56 coopératives productrices de l’huile d’argan en six groupements de promotion et de commercialisation (4 GIEs et deux unions), actuellement ces groupements détiennent une part importante du marché de l’huile d’argan qui est d’avantage exportée vers la zone Europe (France, Italie, Belgique…). Beaucoup se demandent c’est quoi l’huile d’argan ? Une question qui m’a été maintes fois posée depuis mon retour au Cameroun et par bon nombre de bénéficiaires de notre programme à travers le monde.

 

En bref, l’huile d’Argan du nom scientifique Argania spinosa (Argan) seed oil ne peut se produire qu’au Maroc car l’arganier est un arbre qui ne pousse que dans la région du sud ouest de Maroc et nul par ailleurs. L’huile d’argan cosmétique est une huile par excellence dans la cosmétique car elle est pourvue des propriétés émollientes, hydratantes, anti-âges et protectricespour la peau. Elle est source de richesses pour tous ceux qui l’exploitent notamment à travers la production des produits dérivés (savons, crèmes, shampooing…).

 

Ceux qui sont à la recherche d’idée de projet, la production de l’huile d’argan et la fabrication des produits dérivés sont des  opportunités de l’heure à saisir et nous sommes prêts à vous accompagner dans la réussite de vos projets.

                  

Martial Gervais ODEN BELLA

 

Consultant – Formateur International en développement d’activité génératrice de revenus durable

Promoteur  de la STE GIC BELLOMAR.

+237675 69 70 32 /  

E-mail : groupebellomar@yahoo.fr