Comment  protéger  ses aliments à l’heure du Covid-19 ? Cas pratique

Comment protéger ses aliments à l’heure du Covid-19 ? Cas pratique

Megna Salifou, un ingénieur en chimie industriel sous la supervision de Bella Oden Martial, expert en chimie industrielle a développé un emballage plastique 100% biodégradable et anti bactérien. Il ne reste plus qu’à lancer la production.

Face à la pandémie du coronavirus (Covid-19) qui sévit au Cameroun, les pistes de solutions se multiplient pour limiter sa propagation. Parmi celles-ci, la production un emballage plastique 100% biodégradable et anti bactérien.

Une alternative aux procédures de recyclage plus traditionnel

Cette innovation est une réponse à l’interdiction des emballages plastiques non biodégradable au Cameroun. Mais surtout, une solution  pour la protection des aliments à l’heure du Covid-19. Le dernier bilan de cette pandémie parle de 506 personnes infectées sur le territoire national. « Le recyclage biologique ou biodégradation des polymères peut alors être considéré comme une alternative aux procédures de recyclage plus traditionnel.  Ce qui a poussé des chercheurs à synthétiser et à utiliser de nouveaux polymères qui peuvent être renvoyés au cycle biologique après utilisation », explique Megna Salifou. C’est un ingénieur en chimie industriel et génie de l’environnement de l’École nationale supérieure des sciences agro-industrielles (ENSAI.)

En effet, l’utilisation de biopolymères naturels  constitue la base de la formulation du bioplastique à partir de deux biopolymères : Déchet d’un type de produit marin/amidon de manioc.

Les biopolymères naturels

D’ailleurs, l’on observe actuellement un regain d’intérêt pour le développement de matériaux biodégradables issus de biopolymères naturels. Parmi les biopolymères naturels, l’amidon est considéré comme la matière première la plus prometteuse pour l’élaboration de nouveaux matériaux plus respectueux de l’environnement. «Après de nombreuses recherches, le constat fait est que l’extrait du  Déchet d’un type de produit marin que nous avons employés dans cette formulation, possède plusieurs propriétés qu’on peut exploiter dans de nombreux domaines à savoir la médecine, la cosmétique, le traitement des eaux, l’agriculture, l’agroalimentaire, l’emballage », indique Gervais Martial Bella Oden, expert en chimie industrielle dans le cadre des travaux de fin de cycle ingénieur au sein de la société GIC Bellomar.

Pour créer une entreprise de production des emballages plastiques biodégradables et antibactérien, Megna Salifou a besoin pour la première année de démarrage 189, 62 millions de FCFA. Le seuil de rentabilité est de près de 260 millions FCFA et l’indice de profitabilité est de 1,56 FCFA.

Christian Happi
Produit cosmétique :  Bientôt sur le marché une lotion faciale à base de zeste d’orange

Produit cosmétique : Bientôt sur le marché une lotion faciale à base de zeste d’orange

Le produit, fabriqué dans l’optique d’une meilleure gestion des déchets organiques dans la ville de Douala,   sera disponible  au prix promotionnel de 2500 FCFA le flacon de 125 ml.

Martial Gervais Oden Bella, le concepteur  de l’ Hydrodistillateur une machine destinée à produire des huiles essentielles et du bioéthanol à des fins de combustible, s’apprête à mettre sur le marché camerounais  un nouveau produit. Il s’agit de l’hydrolat de zeste d’orange qui est une lotion faciale utilisé en application matin et soir comme geste de nettoyage à l’aide d’un coton hydrophile sans nettoyé.  Le produit, fabriqué dans l’optique d’une meilleure gestion des déchets organiques dans la ville de Douala,  a plusieurs propriétés : éclaircissante naturelle, démaquillante, clarifiant, hydratante, apaisante, purifiante, tonifiante, antiride et rafraichissante.  Il sera, malgré le fait que le marché national soit encore embryonnaire, commercialisé sur le territoire camerounais sous une nouvelle marque : «Aromatic Sens ». Le prix promotionnel est de 2500 FCFA pour un flacon de 125 ml

« Un hydrolat (ou eau de distillation) est un extrait de plante, aromatique ou non, obtenu par entraînement à la vapeur. Font partie des hydrolats, les eaux florales, obtenues à partir des fleurs », explique Martial Gervais Oden Bella en s’appuyant sur la définition de Wikipédia.  « Notre projet permet de contribuer à la protection de l’environnement, en réduisant la pollution causé par les zestes d’orange déversé dans la nature, tout en contribuant au développement d’un secteur de la cosmétique non encore développé dans notre pays. La majeure partie des hydrolats étant toujours importés  de l’Europe et de l’Indonésie », précise-t-il.

Fabriqué grâce à l’appui financier de Marie Madeline MBienz, une chirurgienne-dentiste en France ,intéressée par la protection de l’environnement et de la santé des humains,  l’hydrolat de zeste d’orange a la particularité d’être un produit sans conservateurs, sans colorants artificiels, sans parfums de synthèse, non dilué et 100% naturelle. Car, apprend-on, il y a que des zestes d’oranges que beaucoup considèrent comme étant un déchet or en les collectant de manières saines c’est une matière première de seconde génération.

La chirurgienne-dentiste a la  conviction que l’on peut produire localement et mettre sur le marché des produits généralement importés qui coûtent chers. « Surtout que nous avons la technologie les  connaissances et la matière première. Le cosmétique  étant un domaine qui touche à la santé, il faut promouvoir des produits naturels, bio, exempts de produits de synthèses qui peuvent être nocifs pour la santé … » 

Citrus sinensis communément appelé orange douce est un agrume de la famille des rutacées. Morphologiquement, son épicarpe est composé de glandes oléifères qui contiennent une huile essentielle à l’origine de son odeur caractéristique. Il est généralement débité pelé tout au long de l’année, et le constat du rejet d’une grande quantité d’épicarpe dans la nature, notamment  en bordure des marchés et le long des trottoirs s’impose. Pourtant, ces épicarpes pourraient être une source importante de métabolites secondaires. D’autant que de nombreuses études ont attribuées des activités bioactives aux composés volatils des huiles essentielles issues de l’épicarpe des agrumes. En effet une activité anti microbienne de citrus limellioidestanaka a été souligné (Vasudevaetal., 2012).

Christian Happi

Formation professionnelle au Cameroun: Gare aux établissements clandestins

Formation professionnelle au Cameroun: Gare aux établissements clandestins

Le texte de loi  N°2018/010 du 11 juillet 2018 sanctionne soit, par la fermeture totale ou partielle de l’établissement, à titre temporaire ou définitif, toute activité de formation ne respectant pas la réglementation en vigueur.

Au Cameroun, la prolifération anarchique des structures de  formation professionnelles font partie des causes qui justifient la mauvaise qualité de la formation. Dans tous les coins de rue, en particulier dans les quartiers à forte concentration, on trouve des  plaques localisant un établissement. Certains opèrent en toute illégalité n’ayant pas d’agréments du ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle (Minefop).

C’est sans doute pour éviter de telles situations que le chef de l’Etat promulgue le texte de loi  N°2018/010 du 11 juillet 2018 régissant la formation professionnelle  au Cameroun. En 55 articles, apprend-on, ladite loi fixe le cadre juridique général ainsi que les orientations fondamentales de la formation professionnelle dans le pays et abrogent toutes les dispositions antérieures, notamment la loi n°76/12 du 08 juillet 1976 portant organisation de la formation professionnelle rapide

Dans l’article 14 (2) de la loi sus visée, il ressort que les structures privées de formation professionnelle ne peuvent fonctionner qu’après agrément du ministre chargé de la formation professionnelle, selon les modalités définies par voie réglementaire.  L’agrément a une validité de deux ans. Il est renouvelé au terme d’une procédure où le demandeur doit indiquer un certain nombre d’informations mais surtout préciser si de nouvelles spécialités sont ajoutées. Et « tout manquement constaté dans l’application de la législation et de la réglementation par les structures privées de formation professionnelle est sanctionné soit par la fermeture totale ou partielle de l’établissement, à titre temporaire ou définitif, toute activité de formation, par le responsable ou le personnel mis en cause, selon la nature et la gravité de la faute », rajoute  l’alinéa 1 de l’article 50.

Le texte du chef de l’Etat fixe également et de manière précise le cadre d’orientation de la politique de la formation professionnelle, les normes de l’évaluation et de la certification, le rôle des acteurs impliquées dans le processus de formation professionnelle, ainsi que sa coordination son  suivi et son  financement.  A ce titre, il «  exerce un contrôle permanent sur les activités pédagogiques des structures de formation professionnelle, notamment sur la qualité de la formation professionnelle, les examens et autres procédures de qualification, le respect de contrat d’apprentissage », souligne un paragraphe de l’article 47.

Christian Willy 

Gestion intégrée des environnements littoraux: La 2è édition du master régional se tient en février

Gestion intégrée des environnements littoraux: La 2è édition du master régional se tient en février

Au cours de la rencontre, qui aura lieu à l’université de Douala, les enseignants-chercheurs et les étudiants du master GIELM rencontreront les acteurs professionnels publics et privés.

Le 14 février 2019, se tiendra à l’Université de Douala pour la deuxième année consécutive, la deuxième édition du forum « formation-emploi » du master régional « Gestion intégrée des environnements littoraux et marins » (GIELM). Ce master est une formation régionale pluridisciplinaire unique en Afrique centrale, portée au Cameroun par l’Université de Yaoundé I et l’Université de Douala, et au Gabon par l’université Omar Bongo et l’université des Sciences et techniques de Masuku. Il répond, affirment les organisateurs, au besoin de former des cadres et des scientifiques de haut niveau à la gestion durable des espaces littoraux et marins dans un contexte d’urbanisation et de croissance des activités économiques et industrielles dans les espaces côtiers du Golfe de Guinée.

Au cours de la rencontre, les enseignants-chercheurs et les étudiants du master GIELM rencontreront les acteurs professionnels publics et privés (entreprises, ONG, ou encore directions opérationnelles des Ministères) des secteurs de l’aménagement du littoral et de la conservation des aires marines. L’objectif étant d’accompagner les étudiants dans leur insertion professionnelle et favoriser l’émergence de partenariats répondant aux besoins de recherche et développement, d’expertise ou de formation continue des entreprises et institutions représentées.Ce master est soutenu par le service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France au Cameroun, l’Institut de recherche pour le développement et l’Agence universitaire de la francophonie.

Christian Happi

Migration estudiantine:  Le chemin de croix des Camerounais

Migration estudiantine: Le chemin de croix des Camerounais

À cause de nombreux obstacles à surmonter, certains étudiants qui rêvent de poursuivre leurs études dans les universités européennes sont obligés d’abandonner ce projet. Barrière linguistique, durée de la procédure administrative… les défis sont énormes.

 Poursuivre ses études dans un établissement d’enseignement supérieur européen, c’est l’objectif de beaucoup d’étudiants africains, notamment Camerounais. Mais, à cause de nombreux obstacles à surmonter, certains aspirants sont obligés d’abandonner ce doux rêve. Tel est le cas Pharell N., 23 ans, qui a dû renoncer à son désir  d’aller poursuivre ses études dans les universités belges.  En cause,  les universités d’Etat qui s’y trouvent exigent un test de langue française lorsque l’étudiant étranger postule pour une filière comme communication marketing. Or « cela ne devrait pas le cas pour un étudiant de naissance francophone », pense Pharell. Lui qui se voyait déjà à l’université Libre de Bruxelles.    Là-bas, l’admission en Master par exemple, est conditionnée par une note  12/20 en licence et être titulaire ou en cours d’obtention du Master dans son pays d’origine. Pourtant, explique notre interlocuteur, lorsque l’étudiant  lorsqu’on arrive dans le pays d’accueil, il obtient ledit diplôme  en trois ans avec un complément de crédit. «  Certaines universités d’Etat qui se disent parmi les meilleures au monde, refusent l’inscription d’un étudiant et deux jours plus tard, acceptent l’admission disant que c’est une erreur », poursuit Pharell.

D’autres obstacles et non des moindres, viennent s’ajouter à ceux suscités. Notamment la légalisation des documents qui mettent trop de temps à l’ambassade (1 mois) et  coûte trop chère.  13200 FCFA par document  à l’ambassade de Belgique au Cameroun, nous apprennent des sources autorisées. De même, la légalisation de la prise  en charge par le garant  met également trop de temps surtout lorsqu’il réside  au Canada.  Un mois et demi selon certaines personnes interrogées. A cela s’ajoute « l’absence de décentralisation. Toujours obligé d’aller pour déposer sa demande », regrette Pharell N.

Pharell N., n’est pas le premier étudiant camerounais à se heurter aux exigences des grandes écoles étrangères. David T., en a fait la triste expérience il y a moins de deux ans. Désireux de poursuivre son cursus académique dans une université allemande, il a fini par lâcher prise  du fait de nombreuses contraintes. Pour étudier en Allemagne, il faut au préalable savoir parler et écrire la langue nationale. Un apprentissage pas du tout évident.

 La preuve, nombre de gens échouent au ZDAF (Zertikat Deutsch Als Fremdsprache B1, certificat d’allemand comme langue étrangère). « Tandis que moi j’avais réussi une seule fois d’autres sont allés au rattrapage plusieurs  fois. L’allemand fait partie des cinq langues les plus difficiles », affirme Thierry, étudiant.« Si tu veux fairel’université de Berlin, tu risques abandonner  la procédure si tu ne réussis pas au test de langue. C’est vrai qu’il y a des gens qui voyagent avec un niveau inférieur au B1 mais c’est rare », remarque notre interlocuteur.

 Le fait de devoir traduire ses diplômes en anglais ou allemand quand tu veux postuler dans certaines écoles est l’autre obstacle à surmonter. En moyenne 15000 FCFA/papier.  Bien plus, devoir voyager  sur Yaoundé chaque fois quand tu veux faire légaliser un document est aussi un gros problème. C’est pareil pour les examens  du Goethe  qui sont uniquement composés à Yaoundé.

CH