Cameroun-Foncier rural : 40jeunes entrepreneurs agricoles à l’école du plaidoyer et de la mobilisation des ressources financières

Cameroun-Foncier rural : 40jeunes entrepreneurs agricoles à l’école du plaidoyer et de la mobilisation des ressources financières

Un atelier de formation et de renforcement des capacités sur le foncier et l’accès au financement à la base s’est tenu ce 24 octobre 2018 au  siège de la Concertation Nationale des Organisations Paysannes  du Cameroun (CNOP-CAM à Yaoundé).

Éclairer les jeunes entrepreneurs agricoles tout en les dotant de capacités leur permettant de négocier des financements auprès du gouvernement et de ses partenaires, voilà des mots qui motivent à suffisance la tenue ce 24 octobre 2018 d’un atelier sur le plaidoyer et la mobilisation des ressources financières à l’attention de jeunes entrepreneurs agricoles des régions du Centre,du Sud et de l’Est Cameroun.

Cette formation qui s’inscrit dans une approche visant à professionnaliser les jeunes entrepreneurs pour en faire de véritables managers d’entreprises agricoles, veut aussi  répondre à deux des principales difficultés auxquelles font face les jeunes entrepreneurs agricoles: l’accès à la terre et la mobilisation des ressources financières.

Cette rencontre organisée par CNOP-Cam (faitière nationale des organisations paysannes) et facilitée par Roger ESSAM ETOUA etJoël NGOUNDE avait pour objectif d’amener les jeunes à s’approprier le plaidoyer comme un outil permettant d’améliorer leur relation avec l’administration, les partenaires au développement et les bailleurs de fonds. Bien au-delà, « il était question d’éclairer les jeunes sur leur capacité à négocier soit un financement ou un espace agricole. » explique Mme Elisabeth Atangana, présidente de la CNOP-Cam.

Pour y parvenir, la méthodologie était axée sur la pratique et liée aux besoins des participants. Divisés en deux groupes, ils ont eu droit pour les uns à un cours intense et approfondi sur le plaidoyer pendant que les autres abordaient le foncier rural.

Pour Roger ESSAM ETOUA, expert consultant et formateur en plaidoyer, les jeunes doivent être en mesure d’ « identifier les acteurs en présence, de dresser une cartographie des financements disponibles, d’opérer des alliances stratégiques » ; ce qui implique une nécessaire intégration des grandes plateformes pour une action en synergie.

Joël NGOUNDE, expert consultant et spécialiste du foncier rural quant à lui relève que «  la nécessaire maîtrise du cadre juridique en matière foncière se veut un atout majeur que les jeunes entrepreneurs gagneraient à avoir ».L’ouverture au  dialogue est une aptitude qui est ici encouragée.

Au terme des travaux, les participants ont bénéficié d’astuces qui pourront leur permettre d’agir plus sereinement dans la mise en œuvre de leurs projets respectifs. Nul doute qu’au terme de cette rencontre, ils ont désormais les capacités nécessaires pour conduire un plaidoyer dans l’optique d’obtenir soit des terres, soit un financement.

« je suis satisfait des connaissances que nous venons d’acquérir, on en avait vraiment besoin. » soutient Oyama, jeune entrepreneur agricole formé par la Chaîne de solidarité et d’appui aux actions de développement durable (CHASAADD) à Mfou.

Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’appui aux organisations paysannes en Afrique (PAOPA). PAOPA est un programme de renforcement de capacités institutionnelles des Organisations paysannes régionales et nationales en Afrique, ainsi que leur rôle dans l’élaboration des politiques sectorielles et dans la mise en œuvre des projets de développement agricole.

Blondel SILENOU

 

Cameroun-Gouvernance forestière:  L’ICRAF balise le terrain de  la durabilité pour les entreprises forestières communautaires

Cameroun-Gouvernance forestière: L’ICRAF balise le terrain de la durabilité pour les entreprises forestières communautaires

 L’hôtel la Falaise de  Yaoundé abrite depuis ce 24octobre un congrès sur la gouvernance, la durabilité et la performance des entreprises forestières communautaires.

Apporter une réponse durable aux problèmes inhérents à la gestion et à la gouvernance des forets communautaires, voilà ce qui réunira pendant trois jours les experts  de l’ICRAF, leurs partenaires et les cadres du ministère de la forêt et de faune.

Objectif : échanger et partager autour d’une approche visant à fournir un appui substantiel aux communautés forestières tout en développant des mécanismes d’action s’appuyant sur le travail de recherche exemplaire.

A l’observation des  nombreuses mesures prises afin de stimuler le développement locale par le biais de l’aménagement et de la gestion durable des forêts communautaires,il est devenu de plus en plus évident que les options  prises ne parviennent pas à soutenir la croissance  escompté et de fait le développement envisagé.

Selon un rapport de la FAO« Il s’avère qu’elles ne sont pas assez énergétiques ou bien conçues pour devenir autonomes et qu’elles échouent simplement après un certain temps. Au pire, les réalisations à court terme aboutissent à la dégradation ou à la destruction du patrimoine naturel nécessaire pour assurer la croissance future. »

Le présent congrès offre l’opportunité aux experts du ministère des forets et la faune et les parties prenantes au projet d’échanger sur  les orientations  des procédures et les processus de conformité.  Plus simplement, ils abordent les questions qui entravent  les performances, la gouvernance et la durabilité des entreprises de forets communautaires.

Pour cette phase, 30 forets communautaires sont visés  pour une couverture de 100 milles Hectares. Il aussi question de développer un modèle de gestion transparente  permettant  d’inculquer des bonnes pratiques entrepreneuriales aux bénéficiaires.

Dans son allocution  introductive, Peter Minang (ICRAF)  coordonnateur du projet  est revenu sur la dimension genre sensible du projet « nous entendons Impliquer d’avantage de femmes, dans la mise en œuvre du projet, nous nous sommes fixéscomme objectif d’inclure 40%  de femmes dans chaque initiative du projet »

Le ministre des forets et de la faune Jules Doret NDONGO présidant la cérémonie d’ouverture n’a pas manqué de relever que «  le projet DRYAD duquel émane ce congrès, est tout à fait en droite ligne avec la politique gouvernementale de décentralisation. »

Le projet s’appuie sur trois axes majeurs : le financement d’activités par  l’injection des fonds dans les forêts communautaires, l’accompagnement technique et stratégique pour une bonne mise en œuvre des initiatives locales et la recherche. L’objectif étant de  tirer des expériences qui pourront êtrepartagées avec d’autres.

Le projet est réalisé en collaboration avec TMP Systems, un cabinet conseil spécialisé sur le développement de solution entrepreneuriale. Il bénéficie du soutien financier du département britannique pour le développement international (DFID)

Blondel Silenou