La région du sud avec ces 153 Kilomètres de côte sur l’océan Atlantique  et une population estimé à 692 142 habitant selon les données du troisième recensement en 2010 est la seule Région du Cameroun qui partage ses frontières naturelles avec trois pays que sont le Gabon, la guinée équatoriale et le Congo (Brazzaville). La région du Sud est de ce fait un carrefour d’échange commerciale propice. Le comice agropastoral d’Ebolowa a fait ressortir les richesses et les opportunités que regorge la région du Sud. Longtemps restée enclavé par le manque des infrastructures, la région du Sud à une bonne position géographique et une terre propice à l’agriculture et l’élevage car sur le plan religieux le christiannisme, est la principale religion dans toute la région. Malgré le fait que l’animisme est loin de disparaitre en dépit de sa faible représentativité. Ce qui suppose de très faible restriction dans les habitudes alimentaire. C’est dans cette optique que nous pensons que l’implantation d’un complexe agroindustrielle dans la région du Sud Cameroun pourrait être une activité rentable et perenne. Vu le fait qu’on peut se baser sur des suppositions , il a été important de descendre sur les lieux en vue d’évaluer les opportunités de creation du dit complexe agroindustrielle. L’objectif de l’étude empirique, était de pouvoir déterminer toutes les opportunités pouvant contribuer à l’implantation d’un complexe agroindustrielle dans la région du Sud Cameroun et  de définir les activités de production rentable pouvant être menée dans le cadre du complexe qui pourrait être mis sur pied après une étude approfondie et l’obtention du financement nécessaire à sa mis en œuvre. Pour  cela il était donc  question pour nous de mener une analyse de la productivité locale du marché, une analyse SWOT du projet(Forces et Faiblesses, Menaces et Opportunités), une analyse du marché local, d’identifier le site d’implantation du projet, de faire  une proposition des activités de production du complexe , une proposition des objectifs de production du futur complexe,  ainsi des perspectives de l’étude approfondi et du montage du projet.

Au terme de cette étude, tous les points étant clairement définis, il en resort que le cheptel du sud est constitué de l’élevage des porcins, ovins, caprins, des volailles et aussi un peu de bovins. Les données chiffrés du MINIPIA(Ministère des Pèches et Industries Animal)  nous ont permis d’analyser  empiriquement le terrain et la faisabilité  du complexe agropastoral.  Les élites du Département du Dja et lobo pratique l’élevage des volailles pour le prestige et non pour la satisfaction du besoin de marché, ces informations ont été recueillies auprès de nos accompagnateurs qui sont des autochtones de la région. La plupart des élites de la région pratiquent  l’élevage des volailles, mais le drame est qu’il y’a pas un réel suivi meme si ce département produit les 66% de la production totale de la région du sud et partage la pole position en matière de vente avec le département de la Mvila 17000 et 16000 poulets, 1300000 et 1900000 œufs vendus par an. Malgré son développement moins avancé, l’élévage des volailles  reste l’activité principale en matiére d’élevage dans la région. L’élévage des ovins à une faible demande dans la région, mais reste present dans la region du sud et est réalisé en grande partie par les resortissants de la région du nord venu de la région de l’est surtout dans le département de la vallée du ntem qui à elle seul realise 69% de toute la production de la region. Nous avons constaté une légere progression de la demande entre 2008 et 2009. La demande croit de manière exponentielle avec le temps et le marché qui devient de plus en plus insatisfait. Cette analyse nous ouvre la porte pour la création des opportunités d’emploi dans la région du sud.

Le marché des volailles et animaux est prospère dans la région du sud d’abord par la position géographique, en suite sa proximité avec les pays limitrophes du Cameroun notamment le Gabon, la Guinée et le Congo Brazzaville. Selon les analyses des données recueillis auprès de la délégation régionale  du MINIPIA, nous constatons un besoin énorme du marché qui reste toujours insatisfait. Selon les analyses faites: le département du Dja et Lobo et la Mvila produisent plus d’œufs  que les autres départements soit 80% de la production de la région. Ceci a cause de l’environnement qui est favorable et le marché qui ne cesse de croitre de jour en jour dans la région, et au niveau de la frontière avec les autres pays. La région du sud étant constituée essentiellement des chrétiens, l’élevage des porcs reste un bon atout car la consommation fait parti des habitudes alimentaires de la région et le terrain est propice à l’élevage de toutes les races porcines.Le département de l’océan produit annuellement environ 11000 têtes. Selon les informations recueillis  auprès de nos accompagnateurs, l’élevage des porcs est réalisé par des étrangers principalement ceux originaire de la région de l’ouest du pays (les Bamilékés et les Bamoums), vous pouvez confirmer ces informations par l’analyse des données recueillies auprès du MINIPIA. Les éleveurs Bamouns  vendent  plus de 70% des porcs de la région. Avec un cheptel de près de 1500 boeufs l’élévage des bovins de la region est basé en majorité dans le département de la Vallée du ntem  et dans le département de la Mvila 1200 bœufs soit 80% de la production. Cet élevage est totalement entre les mains des resortissants de la region du nord Cameroun. Les  départements tels la Vallée du ntem de l’Ocean et de la Mvila sont les véritables poles de consommation. Mais aussi les pays limitrophes(Gabon et Guinée Equatorial) constituent une demande qui ne cesse de gripper soit 10% que celle des années precédentes qui étaient de 25 %. Selon le rapport et les données recueillis auprès du délégué régional du MINIPIAn,  on note une très grande activité d’exportation vers des pays comme le Gabon et la Guinée équatorial. Nous constatons que la vallée  du Ntem exporte plus que les autres départements ceci pour dire que toutes les activités liées à l’élevage restent aux mains des « étrangers » de la région. Selon les données analysées 21,77% de la production du porc est destiné au marché étranger et 44,54% de la production d’œufs et de volaille est acheminé vers les pays limitrophes. En conclusion, la vallée du Ntem exporte plus que les autres départements soit plus de 50% de la production de la région. Nous avons observés lors de nos descentes au sein des unités de production locales d’huile de palme, que les noix de palmiste n’étaient  pas exploitées à des fins de production d’huile de palmiste mais brulés au sein des dits sites de production. Cela nous a permit de voir la une opportunité de diversifié offre du complexe agricole tout en restant socialement responsable. Le gouvernement a décidé de mettre sur pied dans la region du sud, une usine de montage de tracteur dans la ville d’Ebolowa. Ceci afin de pouvoir doter la région des moyens de développer son agriculture et des projets innovants pour faire partir de l’émergence à l’horizon 2036. Mais aussi la région du sud est la région qui bénéficiera de plus de 50% des grandes réalisations du Chef de l’Etat avec la construction du barrage de Mevele, du port en eau profonde de Kribi et aussi des projets qui se grefferont à ces projets telle la construction des routes et l’électrification. La région du sud ne sera plus l’une des régions les plus enclavées du sud du pays mais la porte d’entrée et de sortie du Cameroun. La région du sud possède une main d’œuvre qualifié, elle reste une des régions sous exploitée (présence des terres exploitables) dans la quelle l’activité agropastorale est encore subventionnée, suivie et encadrée par les ministères de tutelle et  aussi Exonérée de certaines taxes. Mais la région du sud  fait toujours face aux problèmes tels absence de provenderie, la présence des maladies aviaires (la grippe aviaire et porcine), l’électrification, des importations frauduleuses des poulets et de porcs congelés.

En somme, Les données collectés dans le département du Dja et Lobo, nous ont permis de nous rentre compte que l’implantation d’un complexe agroindustrielle serait une activité très rentable du fait de la demande locale qui ne cesse de croître et de la demande certaine des pays limitrophes. Cependant une étude de faisabilité plus poussé est indispensable pour le montage du plan d’affaire de ce projet.

Par Martial Gervais ODEN BELLA, MOURTALA MOHAMAN, MEKONGTSO FOPA Gérard et ESSOME MOTTO KUNTZ avec l’appui technique du PDG du cabinet conseil d’ingenierie agroalimentaire SYLVER MILLENIUM