Quelle sera la situation du monde en 2050 ? J’ai consulté des spécialistes de l’environnement, des démographes et des économistes du Cameroun, et réalisé des recherches de publications pour imaginer ce qu’il en sera en 2050 si rien n’est fait aujourd’hui.

 

Nous sommes en 2050 ; le changement n’est pas linéaire, il n’affecte pas tous les pays de la même façon et le climat de toute part est instable .Il fait en moyenne, trois degrés de plus qu’en 2008. Plus de neuf milliards d’êtres humains se partagent tant bien que mal une planète que les guerres de l’eau et du pétrole ont ensanglantée dans les années antérieures.Les populations les plus touchés par le changement climatique migrent vers d’autres régions où il fait encore beau vivre et cherche à obtenir des ressources limités comme l’eau et les terres saines. Les familles partagent leur domicile avec des amis.On assiste à un véritable choc social pour les populations déjà installées et les autorités publiques qui sont débordées font des efforts en vue de faire preuve d’une très grande capacité de gestion des conflits.Ces populations appauvries par les conflits, la réduction des précipitations et le déplacement des saisons attentent de l’aide, une aide de plus en plus sollicitée qui arrive et s’avère comme toujours, insuffisante. Les gouvernements concluent des accords multilatéraux avec les Etats du tiers-monde pour éviter les flux migratoires. L’eau est une ressource rare et les organisations de la société civile de part le monde travaille sur la gestion des conflits liés à l’eau et les gouvernants s’activent à optimiser leurs plans de gestion intégrée des ressources en eau. La population des pays développés diminue d’environ un million par an, pendant que celle des pays pauvres augmente de trente cinq millions.

Les hommes ont enfin pris conscience que les dérèglements environnementaux n’étaient pas uniquement l’affaire des experts ou des militants écologistes. Que la science pouvait conduire au meilleur comme au pire. Les citoyens abandonnent une part de leurs libertés individuelles, pour accepter d’être surveillés afin de vivre sobrement en respectant l’équilibre des écosystèmes.L’indicateur de richesse d’un pays n’est plus le produit intérieur brut (PIB), mais l’indice de développement humain (IDH), crée par l’organisation des Nations Unies dans les années 1990, prenant en compte la santé, l’espérance de vie, l’impact écologique de l’activité économique, etc. De nombreux enfants surtout en Afrique ne vont plus à l’école car les parents n’ont plus les moyens de les envoyer a l’école. Le taux de mortalité infantile en Afrique est plus élevé qu’en 2008. Dan les pays développés, le cœur des villes est interdit aux véhicules à combustion. Seule une élite voyage en avion, le prix des billets étant devenu exorbitant Les femmes sont de plus en plus stériles, depuis les années 2030, elles adoptent massivement des enfants. Les Ravages parasitaires causés notamment par la hausse des températures, ont eu raison des dernières résistances contre les organismes génétiquement modifiés (OGM). Toutes les cultures sont OGM.

Enfin en Afrique ; Les jeunes qui sont désormais obligés de marcher à pied ou de rouler à vélos, sont de plus en plus atteints par le paludisme et le cholera et les documents de stratégies de croissance et de réduction de la pauvreté, dans le temps si important pour l’attribution des aides ont été supplantés par les programmes d’action nationaux d’adaptation (NAPA).

   

Par

  Martial Gervais ODEN BELLA, Cameroun Dessin; NOUNE BOSCO