Abus faits aux enfants: Les 10 propositions d’Amélie Beling Nkoumba

Abus faits aux enfants:  Les 10 propositions d’Amélie Beling Nkoumba

Parmi elles,  figure la  création des tribunaux spéciaux pour la protection des enfants et de la famille.

 Seulement quelques personnes condamnées sur plus de 809 cas d’abus sexuels et physiques d’enfants enregistrés dans la ville de Yaoundé, selon des chiffres avancés par le Cercle international pour la promotion de la création (Cipcre). De même, une enquête menée par l’Institut nationale des statistiques en 2010 a révélé qu’approximativement 4 000 enfants âgés entre 11 et 17 ans  étaient victimes d’abus sexuels : Les formes d’abus faits aux enfants que l’on retrouve dans notre pays sont entre autre les abus physiques, sexuels, psychologiques, la négligence, le travail des enfants, le trafic d’enfants, les mutilations génitales féminines, les mariages forcés ainsi que les violences faites aux enfants accusés de sorcellerie.  Autant de souffrances qui n’a pas laissé de marbre Amélie Beling Nkoumba,  étudiante en    Master 1, English Law, à l’Université de Yaoundé II, Soa.

 La diplômée de l’université de Buea,  dans un projet de recherche        intitulé original “Combatting Child Abuse in Cameroon” fait des propositions en vue de lutter contre les abus faits aux enfants au Cameroun et  tracent la voie devant conduire à des actions concertées pour une meilleure prise en charge des victimes.Parmi elles, l’amélioration du secteur éducatif des enfants, en préconisant une optique sans violence ni maltraitance de toute sorte, afin que les abus ne soient pas déguisés en mesures éducatives. « La maltraitance des enfants est omniprésente dans notre société; sachant qu’une grande partie de la population camerounaise est ignorante du fait que certaines pratiques constituent une violation du droit des enfants à la protection contre toute forme d’abus; le silence et l’ignorance étant les deux ingrédients qui contribuent à la propagation de cette maltraitance », déclare Amélie Beling Nkoumba.

L’amendement de la législation interne est l’autre solution à envisager: Ceci passerait, soutient l’auteure, par des dispositions autonomes pour la protection effective des enfants dans le Cameroun actuel par des améliorations à l’instar d’une uniformisation de l’âge des enfants, une définition plus explicite d’eux et de leurs droits. Il en est de même pour  la  création des tribunaux spéciaux pour la protection des enfants et de la famille dont le rôle serait de définir, protéger et appliquer les droits des enfants et les responsabilités des parents.

11 thoughts on “Abus faits aux enfants: Les 10 propositions d’Amélie Beling Nkoumba

  1. Le droit de la famille et manière spécifique, celui relatif à la protection de l’enfant, constitue l’un des parents pauvres, du moins à ma connaissance, des études menées dans les facultés de sciences juridiques. L’étude menée par Amélie Beling Nkoumba est déjà, d’un de ce point de vue là, d’un apport certain.
    Du reste, les éléments tant statistiques que juridiques mis en relief ici sont assez éloquents et démonstratifs des nombreux efforts qu’il est encore( au delà de la ratification des conventions), imperieux de fournir dans le domaine de la protection de l’enfant.

  2. Bonnes propositions! L’ignorance est le principal facteur. Comment informer au mieux les enfants qui ne sont pas scolarisés?

    1. Étant donné que les enfants non scolarisés sont moins exposés aux abus du fait qu’ils sont encore assez attachés aux parents, il convient néanmoins de leur inculquer certaines valeurs préventives comme par exemple le fait de leur apprendre à dire non aux inconnus, à ne pas se laisser toucher ou aborder par ces derniers, à ne plus as avoir peur de parler aux parents si jamais ils font des remarques inhabituelles.Des programmes animés ont été mis en place sur des plateformes telles que YouTube, pour leur permettre de comprendre plus aisément les risques d’abus.

      1. Il faut cependant noter que plusieurs cas d’abus se seraient déroulés dans le cadre familial, des personnes non pas inconnues en qui l’enfant a confiance se révèlent parfois dangereuses. Le dialogue avec l’enfant et la vigilance des parents seraient d’efficaces mesures de prévention.

        1. C’est de ce cas dont je parlais. Voire même du cas où les enfants sont assez grands pour aller à l’école, mais restent à la maison pour faire des travaux ou vendre au marché. C’est le cas des enfants qu’on prend au village et qui subissent des abus une fois en ville. Ils ne sont pas au courant de leurs droits car ils n’ont pas accès à l’école encore moins à YouTube 🙁

  3. Belle initiative meyou.deja faire comprendre aux enfants qu’ils ont des droits. Combien le savent? Que ceux qui ont pu atteindre un certain niveau scolaire

    1. Merci frérot ! Tu as tout à fait raison, les parents doivent donc leur faire comprendre dès le bas âge qu’ils n’ont pas seulement des devoirs, mais aussi des droits.

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